Anciens boursiers

Depuis le premier cycle du programme lancé en 2014, deux journalistes ont terminé leur projet de journalisme. Continuez de lire pour en savoir plus.

2016.03.01 Marc Ellison

Marc Ellison - Toronto Star

« Safe House » – le mariage d’enfants et la « saison de l’excision »

Marc Ellison était un des premiers récipiendaires de la Bourse de journalisme en développement international, en 2015. Son projet de journalisme portait sur le mariage d’enfants et la mutilation génitale féminine (MGF) en Tanzanie.

Lisez l'article : Tanzania’s girls flee their families – and marriageToronto Star, 11 avril 2016

Lisez l'article : A mother’s plea: Let me cut my daughterToronto Star, 11 avril 2016

Explorez ce roman graphique interactif : Safe House (également disponible en Swahili)

Lisez l'article : Tales of a Child Bride: ‘My father sold me for 12 cows’Al Jazeera English, juillet 2016

Explorez ce roman graphique interactif : Cash CowAl Jazeera English, juillet 2016

Marc parle de son projet :

Mon projet de bourse utilise le médium du roman graphique pour explorer la raison pour laquelle quatre filles sur dix en Tanzanie sont forcées de se marier avant qu’elles n’aient 18 ans. Le mariage des enfants en Tanzanie est dû à la pauvreté – soulagée momentanément par le paiement des dots – et au bout du compte, limite l’accès des filles à l’éducation et les expose à l’exploitation, à la violence domestique, au viol conjugal, à la maternité forcée et aux risques liés à la santé reproductive et à l’abus.

J’ai choisi de raconter l’histoire d’un refuge en Tanzanie rurale pour le Toronto Star. Chaque année, en décembre, les pluies marquent le début de la « saison de l’excision », une période où des centaines de filles, certaines aussi jeunes que neuf ans, sont forcées à subir une mutilation génitale féminine (MGF). Cette procédure potentiellement mortelle est un rite de passage vers la vie de femme pour la tribu des Kuryas et vise à permettre aux enfants d’accéder à un mariage arrangé plus tôt. Les nouveaux refuges offrent à présent non seulement un sanctuaire pour les filles qui ne veulent pas se faire mutiler, mais également de l’éducation pour les parents au sujet des ramifications de la MGF et du mariage des enfants avant que la fille n’ait le droit de repartir.

Je fais des reportages sur l’Afrique depuis 2011, mais malheureusement le budget a toujours été un facteur limitant. À une époque où la plupart des médias coupent leurs budgets et ferment ou réduisent leurs bureaux à l’étranger, cette bourse offre aux journalistes une rare occasion de couvrir un enjeu dans un pays en développement.

C’est toujours un défi que de convaincre les gens de l’importance du reportage sur les problèmes mondiaux, de les intéresser à des histoires venant d’un pays lointain. En fin de compte, je crois que nous avons tous fondamentalement un sens profond de l’empathie et qu’un bon reportage peut faire appel à ce sentiment.

Au sujet de Marc

Marc Ellison est un photojournaliste primé basé à Glasgow, en Écosse. Depuis 2011, il a beaucoup travaillé en Afrique, où il a couvert des dossiers comme la réintégration des enfants-soldats filles en Ouganda, les travailleuses du sexe et la prévalence du SIDA le long des corridors de transit du Mozambique, les défis de santé qu’affrontent les familles dans les camps de réfugiés soudanais et la façon dont la radio réalité peut être exploitée pour aider les agriculteurs au Mali. M. Ellison a produit des reportages pour 60 minutes, Al Jazeera, BBC, The Globe and Mail, The Guardian, The Toronto Star, et Vice.


2016.05.24 Melissa Fung

Mellissa Fung - Global 16x9 et Toronto Star

Les droit des femmes en Afghanistan – gains et risques

Mellissa Fung était l’une des premières récipiendaires de la Bourse de journalisme en développement international, en 2015. Son projet portait sur les droits des femmes en Afghanistan après le départ de l’OTAN.

Lisez l'article : Two faces; seven years. A reporter belatedly files her reporting on the refugees of AfghanistanToronto Star, 12 décembre 2015

Visionnez le documentaire : Losing Afghanistan Global 16X9, 12 décembre 2015

Lisez le blogue Global News :

Mellissa parle de son projet :

La question des droits des femmes en Afghanistan m’intéresse grandement depuis des années. Les Canadiens croient qu’il s’agit de l’une des raisons pour lesquelles le Canada s’est joint à l’effort militaire dans ce pays : libérer les femmes et leur rendre leurs droits. Maintenant que nos forces armées se sont retirées de l’Afghanistan, ce pays et ses femmes ne reçoivent plus la même couverture médiatique. Il s’agit pourtant d’une période importante, puisque les gains faits au cours de quelque 12 dernières années pourraient disparaître s’ils ne sont pas protégés.

Il est important de continuer de sensibiliser les gens autour des enjeux du monde en développement parce que le Canada peut jouer un rôle majeur sur la scène internationale en ce qui concerne l’aide étrangère. Le monde est beaucoup plus petit, et les Canadiens ont toujours fait preuve de générosité envers les moins fortunés. Le journalisme sur ces questions peut donc aider les Canadiens à mieux comprendre ce qui se passe en dehors de leur pays et peut également nous inspirer à réfléchir à ce que nous pouvons faire pour aider.

Au sujet de Mellissa

Melissa Fung est une journaliste primée et une auteure à succès qui couvre les nouvelles canadiennes et mondiales depuis une vingtaine d’années. Journaliste primée et ancienne correspondante à CBC, Mellissa Fung a, depuis les 20 dernières années, rédigé de nombreux articles traitant d’affaires canadiennes et internationales. Elle a couvert la guerre en Afghanistan et a produit les documentaires primés Canada’s Ugly Secret et No Country for Horses. Elle a reçu le prestigieux prix Gracie pour son entrevue Comparing Notes from Captivity. Son premier livre à succès, Under an Afghan Sky, retrace son expérience comme otage après qu’elle fut kidnappée lors d’une affectation en Afghanistan en 2008. En 2013, Mellissa est retournée en Afghanistan pour effectuer des reportages sur les défis qu’affrontent continuellement les femmes et les filles. En plus de la CBC, son travail a paru dans The Walrus, The Toronto Star, le GlobalPost et à PBS, notamment. Melissa habite à Londres, au Royaume-Uni.


2016.02.18 Kayla Hounsell

Kayla Hounsell- W5 de la CTV

Ebola, un an plus tard.

Kayla Hounsell a remporté un stage en 2016. Son projet portait sur l’héritage du virus Ebola au Libéria et sur les mesures prises par ce pays pour prévenir une nouvelle épidémie.

Vissionez la vidéo :  After Ebola, CTV W5, 5 novembre 2016

Tiré du reportage de Kayla :

Ce projet était motivé par la curiosité. Je m’interrogeais quant aux séquelles du virus Ebola en Afrique de l’Ouest depuis l’épidémie. Je n’en avais aucune idée, et il n’y avait aucune façon simple de le savoir, parce que personne n’en parlait. Je me suis dit que je devrais passer à l’action. Il s’agit d’une histoire importante pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’elle porte sur une partie du monde qui est souvent oubliée; ensuite parce que le reste du monde a la responsabilité de savoir ce qui s’est passé, afin que nous puissions agir; et parce qu’il s’agit d’un enjeu de santé publique mondial que nous devons tous comprendre si nous voulons nous préparer à une nouvelle épidémie. 

Au sujet de Kayla

Kayla Hounsell est une journaliste primée. Elle travaille actuellement pour CTV Atlantic News à Halifax, après avoir été journaliste à Ottawa, au Manitoba et en Saskatchewan. Une fière Terre-neuvienne, Mme Hounsell a quitté sa province pour aller étudier le journalisme à l’Université Carleton. Au cours de ces études, elle a passé deux mois au Rwanda afin de former d’autres étudiants en journalisme. En 2015, elle est retournée en Afrique pour le compte de CTV afin de travailler avec Journalists for Human Rights dans le Soudan du Sud.

 


 

2016.02.18 Shannon Gormley

Shannon Gormley – Ottawa Citizen

« Migration avec dignité » : l’histoire d’une nation menacée par la mer

Shannon Gormley a remporté un stage au début 2016. Son projet portait sur le pays de Kiribati et sur ce que font ses résidents les plus vulnérables pour composer avec la hausse du niveau de la mer et le changement climatique.

Lisez l’article et visionnez la vidéo : Migration with dignity: Their island nation may someday sink into the ocean, so what are Kiribati’s people to do?, Ottawa Citizen, 16 décembre 2016

Tiré du reportage de Shannon :

Le stage m’a donné une excellente occasion de bâtir mon portefeuille de reportages à l’étranger et d’examiner de plus près les enjeux liés à la migration, un de mes principaux domaines d’intérêt. Mon projet, publié par le Ottawa Citizen, portait sur les efforts d’un minuscule pays en vue d’aider sa propre population à quitter l’île. Il s’agit d’un effort de « migration avec dignité », axé sur des programmes de formation et de création d’emplois qui aident les habitants de pays en développement à trouver du travail dans des endroits qui sont perçus comme moins vulnérables au changement climatique. Il vise également à démentir l’argument selon lequel les gens qui fuient le réchauffement climatique veulent être légalement reconnus comme des « réfugiés climatiques ». Le projet m’a amenée dans quatre différents pays d’Océanie, où j’ai eu la chance d’interviewer d’anciens présidents, des athlètes olympiques, des nonnes catholiques âgées, des aspirants réfugiés et des descendants d’esclaves. J’ai dormi dans des logements allant de cabanes à pièce unique à des centres cinq étoiles. J’ai cherché des coins de jungle non identifiés et des monuments engloutis sous la mer. Et en fin de compte, j’ai eu la chance de raconter une histoire inédite sur la pauvreté et le changement climatique et sur l’adaptation des gens à ces réalités. 

Au sujet de Shannon

Shannon Gormley est journaliste et chroniqueuse pour le Ottawa Citizen. Aujourd’hui basée à Istanbul, elle a couvert pendant deux ans et demi la crise des réfugiés syriens partout en Europe et au Moyen-Orient. Les mouvements migratoires continueront de définir le 21e siècle, ainsi que les changements climatiques. Le projet de Mme Gormley examinera l’intersection de ces deux phénomènes, la façon dont ils changent le paysage du Pacifique Sud et les leçons que le reste du monde peut tirer de la disparition de ces États insulaires sous les vagues.

Read 3080 times Last modified on lundi, 30 janvier 2017 21:48

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